Un animal n’est pas un jouet

Dès mon enfance, j’ai été mise en contact avec les animaux. Selon que l’on soit proche ou éloigné de ces êtres, notre attitude ou notre comportement envers eux peut être différent. Ce qu’il faut savoir et qui est fondamental, c’est que cet être doit être respecté. Ce n’est pas un jouet, ni un souffre douleur. Il faut parfois du temps pour comprendre que si on prend la décision un jour d’adopter un chien, un chat ou autre, c’est parce qu’on a tout compris sur le fonctionnement et la sensibilité de l’espèce que l’on a choisie. C’est à ce niveau que l’on s’aperçoit de l’intérêt affectif représenté par l’être (ou les) faisant partie de notre vie. Il est indéniable qu’en vieillissant la tendance relationnelle est, pour certains, débordante ou exagérée. Mais, peu importe, moi j’ai 1 chien et 1 chat, comme j’en ai eu beaucoup d’autres avant, qui m’ont accompagné pour certains pendant 18 ans et j »ai aimé…..je suis parfois privée, comme le disent nos amis (si nous n’avions pas de chien, on pourrait faire ou aller). Tant pis, nous avons nos animaux….. notre joie est permanente ; nos privations deviennent accessoires…il ne nous jugent pas, et ne font pas semblant……

S’il était le plus laid De tous les chiens du monde Je l’aimerais encore A cause de ses yeux. Si j’étais le plus vieux De tous les vieux du monde L’amour luirait encore Dans le fond de ses yeux. Et nous serions tous deux, Lui si laid, moi si vieux, Un peu moins seuls au monde A cause de ses yeux.

« Le vieux et son chien Pierre Menanteau »

Les amoureux fervents et les savants austères Aiment également, en leur mûre saison, Les chats puissants et doux, orgueil de la maison, Qui comme eux sont frileux et comme sédentaires. Amis de la science et de la volupté, Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ; L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres, S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté. Ils prennent en songeant les nobles attitudes Des grands sphinx allongés au fond des solitudes, Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin; Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques, Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin, Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

« Charles Baudelaire Les fleurs du mal »

 

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